Le Rang du Merle
« Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d’espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir. »
« Un oiseau siffle dans les branches
Et sautille gai, plein d’espoir,
Sur les herbes, de givre blanches,
En bottes jaunes, en frac noir. »
L’anniversaire de J., un compte-rendu alléchant, et toujours aussi peu de nouveautés en ce début d’année, m’incitent à réserver une table à l’Agrume. Le jour même, un autre papier me conforte dans mon choix.
Une rude journée, un froid de gueux, il n’en faut pas plus (et c’est déja beaucoup) pour une envie de bidoche.
Pas une insipide envie de petit steack raplapla…non, un cri du ventre, l’appel de la chair !
Fin octobre, extraits d’une petite douche écossaise entre amis :
« Racines…c’est fini ! »
« Comment ? Impossible ! »
« Si, Pierre Jancou a vendu sa caverne d’Alibabio la semaine dernière »
« Mais non, je viens de passer devant, et pour un resto fermé, il y avait beaucoup de clients ! »
« Aahh autant pour moi, Pierre a bel et bien vendu, mais Sven est toujours en cuisine…tout va bien. »
Il fait nuit, il fait froid, il pleut.
Derrière la baie vitrée drappée dans son étole de buée, la salle à manger gentiment moderne baignée de lumière nous attire immanquablement.
Ouvert en début d’année, Assaporare partage avec son voisin du Caffè dei Cioppi la passion du beau produit transalpin, mais aussi le goût pour des horaires peu usuels (Fermé samedi, dimanche, lundi soir et mardi soir pour le Caffè dei Cioppi, Assaporare ne propose de dîner que les jeudi et vendredi).
« Nous ne sommes pas ici dans un restaurant » aime à dire Giuseppe Lo Casale. Plutôt une épicerie où il concocte des « plats de pauvres », souvenirs directement débarqués du train de son enfance.
Ouvert en catimini la semaine dernière, voici le Bis, comprenez l’épicerie de poche de l’équipe du Bistral voisin.
Retour avec A. quelques mois après un déjeuner qui nous avait proprement bluffés !
6 mois de patience, ne pas forcer la chance, laisser à Grégory Marchand le temps de transformer l’essai.
Et au vu du carnet de résa et de notre repas, c’est bel et bien chose faite.
.Salade de poires (beurré hardy), pousses amères, navet de Pardailhan, pecorino au poivre
Sortie cette semaine de la nouvelle édition du Carnet de Vigne.
Sylvie Augereau y consigne 200 Vignerons Natures. Loin des botins rebarbatifs, ce nouveau carnet est bourré d’anecdotes, et on se surprend à le parcourir comme un recueil de nouvelles, piochant au hasard des pages autant d’aventures, et d’envies de découvertes. On pourra juste regretter que pour certains Vignerons présents dans la première édition, le choix de dégustation ne se soit pas porté sur une cuvée différente cette année.
Belle découverte (pour moi) que cette Babiole, conseillée par Mickaël. Fruit du travail d’Andréa Calek (installé sur les terres des Oustric au Mazel), ce VDP est un petit bijou de gourmandise, de croquant, et de légèreté, que je rapprocherais des Clapas.
SI vous vous rendez rue saint-Anne vers 20h, il y a de fortes probabilités que vous souhaitiez manger japonais, ou que vous vous soyiez égarés.
Parmi la myriade d’établissements, Aki est réputé pour ses Okonomiyaki (okonomi se traduisant par « ce que vous voulez » et yaki « grillé »), sortes d’épaisses galettes de sarrasin, œufs et choux chinois dans lesquelles on ajoute au choix, calamar, poulpe, porc, kimchi… On nappe ensuite le tout de mayonnaise, de sauce okonomi et de gingembre, sans oublier la bonite séchée.
J. et moi attaquons par une spécialité street-food de Ōsaka, le takoyaki (petite boulette de poulpe enrobée de pâte à crêpe).